40-ans-apres-tchernobyl-lyon-traces-radioactivite

40 ans après la catastrophe de Tchernobyl, des traces de radioactivité persistent à Lyon

undefined undefined 26 avril 2026 undefined 18h00

Antoine Lebrun

Contrairement à une idée longtemps entretenue, le nuage de Tchernobyl a bien traversé la France… et Lyon n’y a pas échappé. Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur n°4 de la Centrale nucléaire de Tchernobyl projette dans l’atmosphère des particules radioactives qui se dispersent à travers l’Europe. Porté par les vents et amplifié par les précipitations, ce nuage touche particulièrement certaines zones de l’Hexagone, dont la région Auvergne-Rhône-Alpes. À Lyon et dans ses environs, les retombées se déposent sur les sols, la végétation et les cultures. Un épisode longtemps minimisé, mais aujourd’hui reconnu par les autorités scientifiques.

Une région sous surveillance depuis 1986

Face au flou de l’époque, la catastrophe a déclenché une prise de conscience majeure en France. Dès 1986, des scientifiques fondent la CRIIRAD à Valence pour surveiller la radioactivité de manière indépendante. Une initiative devenue aujourd’hui incontournable dans le paysage scientifique français. Les mesures actuelles montrent que la vallée du Rhône fait partie des zones où l’on retrouve encore des traces légèrement plus élevées qu’ailleurs. Mais à Lyon, les niveaux restent faibles à modérés, sans conséquence sanitaire avérée pour les habitants.

Des traces encore présentes… mais en déclin

Quatre décennies plus tard, certains éléments radioactifs persistent dans l’environnement. Le césium 137, notamment, continue d’être détecté dans les sols. Sa particularité ? Une durée de vie longue, qui explique sa présence encore mesurable aujourd’hui. Cependant, bonne nouvelle : sa radioactivité diminue progressivement avec le temps. Les produits agricoles locaux, eux, ne présentent aucun danger selon les contrôles actuels.