À Lyon, la campagne des municipales prend un virage très animaliste. Anaïs Belouassa-Cherifi, députée et candidate à la mairie, s’est engagée officiellement à fermer le zoo du parc de la Tête d’Or. Une annonce forte, faite après la signature de la charte de l’association Projet Animaux Zoopolis (PAZ), qui relance un débat aussi sensible que symbolique dans le 6e arrondissement.
Une première candidate à promettre la fermeture du zoo
Avec cet engagement, Anaïs Belouassa-Cherifi devient la première candidate à assumer clairement cette position. Selon PAZ, la feuille de route est précise : arrêt immédiat de la reproduction et des nouvelles acquisitions, transfert progressif des animaux vers des sanctuaires adaptés, puis fermeture complète du site au cours du prochain mandat municipal. Un calendrier qui marque une rupture nette avec le statu quo.
La promesse ne se limite pas aux grilles du parc de la Tête d’Or. La candidate insoumise s’engage aussi sur une série de mesures en faveur de la condition animale à Lyon, comme l’interdiction de la pêche au vif sur le lac, la fin des feux d’artifice traditionnels, le refus des spectacles avec animaux et des méthodes non létales pour gérer pigeons et rats en ville.
PAZ met la pression sur les autres candidats
Si PAZ salue cet engagement, l’association regrette le silence des autres prétendants à la mairie. Jean-Michel Aulas est pointé du doigt pour son absence de réponse, tandis que Grégory Doucet, maire sortant, est appelé à clarifier sa position. Pour l’association, continuer à défendre le zoo reviendrait à cautionner un modèle jugé dépassé.
Dans un contexte de sensibilité croissante aux questions de bien-être animal, le dossier du zoo pourrait peser lourd. Créditée de 10 % des intentions de vote au premier tour, Anaïs Belouassa-Cherifi entend faire de cet engagement un symbole politique fort. À Lyon, la condition animale s’impose désormais comme un vrai sujet électoral, et le zoo de la Tête d’Or pourrait bien devenir l’un des dossiers les plus clivants de la campagne.
