Après Agnès Varda, James Cameron, Wes Anderson puis plus récemment Orson Welles, le temple du cinéma à Paris s’apprête à mettre en lumière une nouvelle icône du 7e art. De girl next door à sex-symbol planétaire, Marilyn Monroe, star d’Hollywood presque cristallisée dans les années 50, s’expose en grand ce printemps à la Cinémathèque française pour ses 100 ans. Rendez-vous du 8 avril au 26 juillet pour (re)découvrir Monroe sous un nouveau regard, célébrant la star, mais surtout, révélant l’artiste. Une plongée passionnante dans l’histoire d’une légende hollywoodienne dont l’influence continue de traverser les générations.
Au-delà du sex-symbol, l’actrice
Autant déconsidérée comme interprète qu’adorée comme star, Marilyn Monroe apparaît sur les écrans à l’ère du Technicolor et devient rapidement une figure incontournable de la culture populaire. Son image glamour s’impose partout : campagnes publicitaires, garde-robe mythique, et portraits réalisés par de grands artistes, de Richard Avedon à Andy Warhol. Disparue à seulement 36 ans, Monroe laisse pourtant un héritage colossal, devenant un phénomène culturel autant qu’un symbole de son époque.
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L’exposition, imaginée comme une installation inspirée de la culture ballroom, cherche justement à dépasser cette image figée. L’objectif ? Remettre au centre les performances cinématographiques de l’actrice. Car derrière la caricature de la « blonde naïve » souvent véhiculée par Hollywood – de Gentlemen Prefer Blondes à Some Like it Hot – Monroe s’impose en réalité comme une comédienne subtile, capable de jouer avec les codes et de les détourner. Une manière de rappeler que ses rôles, longtemps relégués au second plan derrière son image de sex-symbol, participent pleinement à l’histoire du cinéma.
Déconstruire un mythe hollywoodien
Longtemps associée à une certaine naïveté ou considérée comme un simple mannequin glamour, Marilyn Monroe a aussi été l’une des grandes victimes du star-system hollywoodien. L’exposition revient ainsi sur ce que représentait l’actrice dans les États-Unis des années 1950 : une société à la fois puritaine et fascinée par la sexualité, où son image de pin-up cristallisait toutes les contradictions.
Devenir modèle permet à Monroe de s’élever rapidement au-dessus de sa condition modeste. En moins d’un an, elle se retrouve propulsée en couverture de nombreux magazines et devient l’un des visages les plus célèbres du monde. Mais lorsque l’actrice tente de s’affranchir de cette image en recherchant des rôles plus complexes (comme dans Bus Stop de Joshua Logan) son image publique se fragilise. Comme si ses ambitions artistiques étaient perçues comme une transgression. Sa disparition brutale et l’éparpillement de ses biens, aujourd’hui entre les mains de collectionneurs privés et de milliardaires, participent également à nourrir la légende.
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L’exposition confronte ainsi ce récit mythifié, souvent teinté d’une fascination pour la mort d’une jeune femme devenue icône éternelle. Entre archives rares, objets personnels et analyses critiques, elle invite à redécouvrir Marilyn Monroe autrement : non seulement comme un mythe hollywoodien, mais comme une artiste à part entière.
Marilyn Monroe
La Cinémathèque française
51, rue de Bercy – 12e
Du 8 avril au 26 juillet 2026
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