Quand, cet hiver, il pleuvait à flots au point de faire déborder la Seine, Paris battait déjà des records : le 19 février 2026 s’illustrait comme le 36e jour de pluie consécutif dans la capitale. Désormais, c’est un record inverse qu’a battu la Ville Lumière : avril 2026 a, certes, été particulièrement ensoleillé, mais il a aussi été l’un des mois les plus secs de l’histoire.
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Un mois record pour la capitale
Le ciel bleu, le soleil au rendez-vous quasi-quotidiennement… Ce mois d’avril a, incontestablement, été radieux — ce qui n’a pas été pour déplaire aux Parisien·ne·s qui n’ont pas hésité à se précipiter en terrasse ou dans les parcs. Néanmoins, une réalité plus sombre se cache derrière ce soleil exceptionnel : l’absence de pluie. En effet, un déficit pluviométrique de 90 % a été constaté. 2026 arrive après les années 2007, 2011, 1945 et 2020 qui, elles aussi ont eu des mois d'avril particulièrement secs.
Le mois d'#avril2026 se termine. Il arrive en 5ème position des mois d'avril les plus chauds après 2007, 2011, 1945 et 2020. Il a été très sec avec un déficit pluviométrique de l'ordre de -65% et généreusement ensoleillé avec un excédent de +32%. pic.twitter.com/0BFfgfXkyK
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) April 30, 2026
Un manque de pluie observé à l'échelle nationale
Au total, seuls 6,4 millimètres de pluie sont tombés, alors que la moyenne pour ce mois-ci depuis 2000 est d'environ 40 millimètres. À l’inverse, des températures records, bien au-delà des normales de saison, ont été atteintes, notamment entre le 7 et le 10 avril, où 25°C ont pu être ressentis à Paris. Et si cet ensoleillement conséquent a fait du bien au moral, il reflète un dérèglement climatique sans précédent qui a, d'ailleurs, touché l'entièreté de l'Hexagone.
Ce déficit pluviométrique a un impact négatif sur l’évolution hydrique des sols et pourrait, dès à présent, représenter un problème majeur pour les agriculteurs notamment, alors que l’été est à plus d’un mois. Fort heureusement, des précipitations sont annoncées le week-end du 1er mai, de quoi compenser — du moins, on l’espère — cette sécheresse précoce !
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