Paris fait bonne figure aux yeux du monde — cette année encore elle fait partie des villes les plus recherchées par les touristes étrangers —, mais la ville est endettée jusqu’au cou. Une étude de l’Institut Montaigne, mise en lumière par Le Parisien, a analysé la situation financière des douze plus grandes villes de France — Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Toulon, Montpellier, Nantes, Nice, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Lille — entre 2019 et 2024, soit la durée approximative du dernier mandat municipal. Et si la situation est peu glorieuse dans plusieurs communes de l’Hexagone, c’est à Paris que le désastre est le plus grand : la capitale obtient la note de 3,4/10 en 2024.
Sur la situation financière de la Ville de Paris, beaucoup a été dit !
— Paris (@Paris) March 13, 2023
Et si on revenait aux transformations concrètes et on se projetait sur demain ?
C'est le sujet de notre conférence de presse « Paris accélère ses investissements ». ⬇️ pic.twitter.com/LE4OL3eLgb
Une dette qui pourrait être remboursée dans plusieurs décennies
10,6 milliards d’euros, voici la dette accumulée par la capitale en 2024. L’équivalent de 4939 € par habitant·e. Un montant en hausse de 54 % depuis 2019 et de 170 % depuis 2014. Problème : les intérêts de cette dette représentent 300 millions d’euros annuels. Or, « le remboursement des emprunts ne devrait décroître durablement qu’à partir de 2045 », explique l’étude. « La capitale affichait déjà une mauvaise santé financière avant le début de la mandature actuelle. Sa trajectoire traduit davantage une lente dégradation depuis dix ans qu’une rupture récente », précisent les professionnels à l’initiative de l’audit.
Paris, Strasbourg et Marseille en bas de classement
La situation est-elle réellement catastrophique ? Oui et non. « La richesse de l’économie parisienne, l’ampleur de son assiette fiscale et la possibilité théorique d’augmenter les prélèvements constituent des garanties solides », indique l’Institut Montaigne. Agir sur la taxe foncière — en l’augmentant de 52 % — a notamment été une mesure mise en oeuvre.
Quid de la prochaine mandature ? Le mystère reste entier. D’après l’Institut, « Pierre-Yves Bournazel évoque 400 millions d’économies sur le train de vie de l’Hôtel de Ville et Rachida Dati entre 600 millions d’euros et 1 milliard d’euros ». C’est Toulon, Montpellier et Lyon qui forment le “trio gagnant” de ce classement avec les notes respectives de 7,1, 7 et 6,8/10. Aux côtés de Paris, la situation est alarmante à Strasbourg (4,2/10) et Marseille (4,7/10).
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