Mauvaise nouvelle pour les voyageurs. Le groupe Air France-KLM l’a confirmé : depuis le 11 mars 2026, les billets long-courriers vendus par Air France et KLM ont été revus à la hausse. En classe économique, le prix d’un aller-retour augmente de 50 euros.
La raison ? Le groupe pointe du doigt le contexte géopolitique au Moyen-Orient, notamment la guerre en Iran, qui a provoqué une flambée soudaine des prix du carburant aérien. Mercredi, le prix moyen mondial du kérosène a frôlé 168 dollars le baril, soit près du double du niveau du début d’année. Même tendance côté pétrole : le baril de Brent crude oil a brièvement dépassé les 100 dollars, alimentant les inquiétudes sur le coût du transport aérien.
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Une hausse qui touche toute l’industrie
Si cette hausse soudaine en a surpris plus d'un, le groupe franco-néerlandais n’est toutefois pas le seul à ajuster ses tarifs. Plusieurs compagnies internationales ont déjà annoncé des surcharges carburant, comme SAS, Cathay Pacific, Air India ou encore Qantas. Chez Cathay Pacific, la surcharge carburant sur certains vols entre Hong Kong et l’Europe va par exemple plus que doubler, passant d’environ 62 à 129 euros.
Cette hausse n’a pourtant rien d’anodin. Selon l’International Air Transport Association, le carburant représente entre 30 et 40 % des coûts d’exploitation d’une compagnie aérienne. Avec des prix aussi élevés, les transporteurs n’ont souvent d’autre choix que de répercuter une partie de la facture sur les billets.
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Des voyageurs plus prudents
Mais cette flambée du carburant pourrait aussi, et surtout, peser sur les projets de voyage. Pour les agences par exemple, l’impact est direct puisque le transport aérien représente souvent près de la moitié du prix d’un séjour.
Les billets d’avion pour être rapatrié sur la France sont hors de prix. En même temps les influenceurs millionnaires en ont les moyens pic.twitter.com/3TwEK4cSEI
— Ecrins🇫🇷 🇪🇺🗻🧗🏿♀️ (@Ecrins6) March 6, 2026
Résultat, certains voyageurs pourraient attendre avant de réserver ou privilégier des destinations plus proches. Les trajets moyen-courriers, moins dépendants du coût du kérosène, pourraient ainsi tirer leur épingle du jeu. Du côté de la low-cost du groupe, Transavia n’a pour l’instant pas annoncé de hausse tarifaire, même si la compagnie assure surveiller de près l’évolution de la situation.
