Ce mardi 4 août, Météo France a dévoilé son bilan pour le mois passé, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas une bonne nouvelle. En effet, selon la chaîne spécialisée, avec une moyenne de 24,9° à l’échelle du pays, juillet 2026 dépasse les actuels records de 2003 et 2006, et devient le mois le plus chaud jamais enregistré depuis le début des prises de mesures en 1900.
Un mois rouge
Ça ne s’est pas joué à grand-chose. Pourtant, en enregistrant une moyenne de 24,9°, juillet 2026 dépasse le record établi par le mois d’août 2003 de 0,1°. Une température record, de 3,8° supérieure aux moyennes de saison, marquée par une succession de canicules, remarquables notamment par leur durée. Ainsi, du 4 au 19 juillet, une vague de chaleur s’est abattue sur l’intégralité du pays pendant pas moins de 16 jours, devenant la plus longue période de chaleur de l'histoire, derrière celles de 1983 (23 jours) et 2006 (21 jours). Au cœur de cet épisode, pas moins de 37 départements étaient placés en vigilance rouge, et 46 en vigilance orange, le tout avec un excédent d'ensoleillement moyen de 35%, faisant de juillet 2026 le deuxième mois de juillet le plus ensoleillé. Et malheureusement, ça ne devrait pas s’arrêter, puisque les experts prédisent d'ores et déjà que l’été 2026 sera le plus chaud, alors même qu’août ne fait que commencer.
🔴⚡ ALERTE INFO - Le mois de juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des relevés, annonce Météo-France
— franceinfo (@franceinfo) August 4, 2026
➡️ https://t.co/jn2DLkofpM pic.twitter.com/aAkrOZcwom
Un sinistre double record
Et malheureusement ce n’est pas le seul record dont peut se vanter le mois. En effet, avec des précipitations 70% inférieures à la normale, il marque le 3e mois de juillet le mois pluvieux — encore une fois depuis le début des mesures, en 1900. Un double facteur qui a permis à la sécheresse des sols d’atteindre des niveaux records — plus bas que ceux enregistrés en août 2022, qui détenaient la palme —, mais aussi de favoriser les départs de feux, donnant des proportions jamais atteintes aux incendies. Tout ceci avec des conséquences extrêmement importantes sur l'agriculture, dont les répercussions commencent déjà à se faire sentir.
Avec le déficit pluviométrique marqué ces dernières semaines, et le manque d'eau à prévoir dans les jours à venir, la #sécheresse va continuer de s'aggraver. Cette année, la sécheresse bat la grande sécheresse de 1976, et cela devrait durer jusqu'à mi-août au moins. pic.twitter.com/UeboPRo6li
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) August 4, 2026
