Les crues de la Seine se caractérisent par une montée progressive des eaux et surviennent notamment en cas de fortes pluies. Le lanceur d'alerte historique en cas de débordement est le Zouave : une statue emblématique du pont de l'Alma dont les pieds dans l'eau annoncent, depuis 1910, le début d'une crue.
Quels sont les risques ?
Ce que l'IPR met en avant avec cette étude, c'est que plus de 555 000 logements, souvent collectifs, sont exposés au risque d'inondation en cas de crue de la Seine et de la Marne. Mais ce n'est pas tout : usines de production d'eau potable, centres de traitement des déchets, data centers, postes électriques… une importante inondation paralyserait une grande partie des infrastructures nécessaires à notre confort quotidien.
Concrètement, les experts estiment aujourd'hui qu'un tel événement a une chance sur cent de se produire chaque année. Mais si les crues restent imprévisibles, elles ne sont heureusement pas assez rapides pour nous surprendre : la montée des eaux est progressive et nous laisserait donc le temps de minimiser les risques.
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Les crues passées comme référence
Déjà en janvier 1910, la Seine a atteint son record avec 8,62 mètres sur l'échelle du pont d'Austerlitz : le Zouave avait de l'eau jusqu'aux épaules ! Les eaux sont montées en dix jours, et il leur a ensuite fallu 35 jours pour redescendre complètement. Heureusement, les conséquences humaines n'ont pas été catastrophiques, mais le bilan économique, lui, n'a pas été épargné : arrêt des activités, paralysie des transports, des communications, de l'électricité et du gaz. Aujourd'hui, un tel événement coûterait environ 30 milliards d'euros à l'Île-de-France.
Plus récemment, des inondations ont eu lieu en 1982 et en 2016, avec 6,10 mètres d'eau ou encore en 2018. En cas de récidive, l'étude prévoit que le quartier le plus touché en nombre d'habitants exposés serait le 15e, et plus particulièrement Beaugrenelle, avec 70 000 personnes vivant en bord de Seine. Proportionnellement, ce sont Alfortville, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Colombes et Créteil qui seraient les communes les plus vulnérables. Alors même si on a tous adoré Un Monstre à Paris, on va quand même croiser les doigts très fort pour que ça reste au cinéma.
