Pas question pour les Français de renoncer totalement aux vacances. Selon une étude Ifop pour l'Alliance France Tourisme, 68 % d’entre eux prévoient de partir au moins une semaine cet été. Un chiffre en recul de 9 points par rapport à 2025, qui traduit un léger essoufflement sans pour autant signifier un abandon. Plus révélateur encore : seuls 37 % se disent certains de partir, contre 50 % l’an dernier.
L’envie est là, mais elle se heurte à une réalité économique plus tendue. Entre inflation, coûts du quotidien en hausse et incertitudes globales, les décisions se prennent plus tardivement, et avec davantage d’hésitation. Les vacances restent essentielles, mais elles deviennent une variable d’ajustement.
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La France en tête, l’exotisme en retrait
Face à la hausse des prix des transports, notamment liée au coût du carburant, et aux tensions internationales, les Français privilégient des destinations proches et rassurantes. La France arrive largement en tête, choisie par 71 % des vacanciers, suivie de l’Europe (23 %). Les destinations lointaines, elles, ne séduisent plus que 9 % des voyageurs.
Ce recentrage géographique s’explique autant par des raisons budgétaires que par un besoin de sécurité. Voyager moins loin, c’est limiter les imprévus, maîtriser son budget et garder une certaine flexibilité. Résultat : le tourisme local et régional devrait encore tirer son épingle du jeu cet été.
[TOURISME] 64% des Français ont l’intention de partir cet été, soit une hausse de +9 points vs 2025, d'après notre étude pour @credit_sofinco
— OpinionWay (@opinionway) April 14, 2026
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Moins dépenser, autrement
Le budget vacances est lui aussi sous pression. La part des Français prévoyant de dépenser moins de 1 000 euros augmente, tandis que les budgets les plus élevés reculent nettement. Plus de la moitié des vacanciers envisagent de réduire leurs dépenses, en jouant d’abord sur la durée des séjours ou leur fréquence.
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— PAP.fr - Particulier à Particulier (@pap_fr) April 2, 2026
Cette année, les Français ne renoncent pas aux vacances, ils les réinventent.
Avec un gazole au plus haut depuis 1985, le budget transport pèse avant même la réservation.
Résultat ? La Bretagne et la Normandie cartonnent, la… pic.twitter.com/yAsF4tu5MO
Autre levier : les dépenses sur place, mais aussi la chasse aux bons plans. Hébergements moins chers, réservations anticipées, comparateurs… les stratégies d’optimisation se multiplient. Malgré tout, partir a un prix : 86 % des Français déclarent puiser dans leur épargne pour financer leurs vacances.
