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Paris, capitale des vélos électriques en libre-service !

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Clémence Varène

Si vous nous suivez depuis quelque temps, vous le savez, au Bonbon, on adore le vélo. Alors attention, ça ne veut pas dire qu’on tolère les fatbikes et autres chauffards sans respect pour les feux et les piétons. Mais qu’on trouve que c’est un mode de transport bon pour le corps et la planète, rapide, et surtout accessible, notamment grâce à une offre en libre-service absolument exceptionnelle. Et visiblement, nous ne sommes pas les seuls à le penser.


Une alternative qui fait ses preuves

En 2007, Vélib débarque dans la capitale, révolutionnant peu à peu les déplacements des Parisiens. Il faut cependant attendre le 1er janvier 2018 pour voir les premiers vélos électriques bleus faire leur apparition, très vite concurrencé par Lime, qui s’installe à point nommé en 2019, alors que la bicyclette redevient peu à peu la petite reine de Paris. Pourtant longtemps leader, la société gérée par Smovengo se trouve complètement dépassée depuis quelques mois par les alternatives offertes par les vélos vert citron, mais aussi Dott ou Voi. En cause, moins de liberté à cause des bornes fixes, un abonnement devenu de plus en plus cher (adieu les trajets gratuits en électrique), et une offre de moins en moins qualitative. De leur côté, les autres plateformes ont connu un essor sans précédent, devenant des incontournables des rues de Paris.


Une fidélité sans précédent

Ainsi, sur les derniers mois, les trois sociétés ont enregistré des pics d’utilisation, notamment lors des vagues de canicules — où le métro était à fuir comme la peste —, ou les grands rassemblements (de type Coupe du monde ou Ligue des Champions). Avec une flotte de pas moins de 18 000 vélos à elles trois, elles enregistrent en moyenne 100 000 trajets par jour, soit presque autant que Vélib et ses 20 500 vélos (électriques ou non). Nombre de déplacements et d'utilisateurs n’ont fait que progresser, et les gens passent de plus en plus par des abonnements pérennes. Une utilisation également augmentée suite à l'interdiction des trottinettes, qui devrait continuer à progresser sur la même voie dans les prochains mois, alors que le Pass Navigo annuel pourrait passer la barre des mille euros.


Des tensions qui subsistent

Malgré cette popularité inédite, les vélos en libre-service posent tout de même quelques limites. Tout d’abord une tension permanente avec les cyclistes qui possèdent leur propre véhicule et doivent se battre jour après jour pour trouver des places de stationnement sur les arceaux. Et ce, malgré les réglementations déjà en place. Ensuite, ces plateformes créent pour l’instant une dichotomie entre Paris et la grande couronne, où elles ne fonctionnent pas. Enfin, beaucoup d’usagers sont encore limités dans leur pratique face au danger que représentent certains carrefours de la capitale, et aux accidents tragiques survenus ces dernières années. Des points d’amélioration à prendre en compte pour booster encore un peu la pratique du vélo dans les rues de Paris.