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À Paris, malgré les restrictions, le nombre d’appartements en location sur Airbnb toujours plus important

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Clémence Varène

Alors que ces dernières années, des événements majeurs, comme la tenue des Jeux olympiques, la venue du pape ou encore celle de Céline Dion, ont généré des flux touristiques absolument exceptionnels dans la capitale, le nombre d’annonces n’a fait que progresser. À tel point qu’en 2025, la région Île-de-France a enregistré pas moins de 16,7 millions de nuitées. Mais attention, le phénomène concerne aussi les locations touristiques à l’année, en explosion dans la Ville Lumière.


Des mesures loin d’être dissuasives

En 2024, la ville de Paris prenait des mesures pour limiter les locations sur Airbnb, et ainsi contrer un peu le problème des logements vacants, abaissant le nombre de nuitées de location maximum de 120 à 90. Pourtant, ces mesures ne semblent pas avoir suffi à freiner le phénomène, puisqu’entre 2023 et 2025, le nombre d’appartements en location en Île-de-France a bondi de pas moins de 24%. À Paris, près de 41 % des annonces Airbnb concernent désormais des logements loués plus de 120 jours par an, représentant une augmentation de pas moins de 10 000 appartements sur les deux dernières années. Au total, ce sont donc 29 000 logements parisiens qui sont loués plus de 120 jours par an, et 52 900 à l'échelle francilienne.


Des records qui s’expliquent

Pour comprendre ces chiffres, pas besoin de chercher bien loin. En effet, comme indiqué plus tôt, ces dernières années, la capitale a battu des records de tourisme. Ainsi, les JO ont entraîné une explosion du nombre de logements en location, et si ce dernier a depuis reculé de 17%, il continue de frôler les sommets. Ainsi, si les locations occasionnelles et les chambres chez l’habitant ont diminué, les offres à l’année, elles, continuent de foisonner. Et ce, malgré une augmentation du prix de la nuitée par personne, passé de 39€ à près de 60€ dans la capitale. L'Institut Paris Région souligne que le développement des meublés touristiques à l'année risque de réduire le parc de logements disponibles pour les habitants, dans un contexte déjà plus que sensible, et la ville entend bien multiplier les sanctions pour étayer le phénomène au plus vite.