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Pourquoi Emmanuel Grégoire veut supprimer des pistes cyclables rue de Rivoli ?

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Clémence Varène

Après les Champs-Élysées, la place de la Concorde ou encore le parvis de l’Hôtel de Ville, c’est un nouvel endroit emblématique de la capitale qui pourrait bien subir une transformation drastique. Alors qu’il y a quelques mois, on vous faisait part du projet de l’association Rivoli 2030 pour réaménager cet axe historique, Emmanuel Grégoire vient d’ajouter son petit grain de sel, pour essayer de fluidifier la circulation de cette rue très prisée.


Un nouveau visage pour la rue de Rivoli

Depuis le début de sa campagne, et encore plus depuis son élection, le nouvel édile PS de la capitale n’a eu de cesse de mettre les transports et déplacements parisiens au cœur de sa politique, avec deux buts principaux : réduire les tensions principalement dues aux insécurités, et promouvoir les mobilités douces, comme la marche, le vélo, mais aussi les transports en commun (bus ou métro, au choix).

Pour cela, le maire a révélé un projet qui reprend, dans les grandes lignes, celui imaginé par Rivoli 2030, qu’il espère mettre en place dans les 3 ou 4 prochaines années. Un chantier qui passe par un élargissement des trottoirs face à l’affluence de passants (principalement des touristes), la rénovation des arcades historiques, mais aussi la végétalisation de l’axe avec plus d’arbres le long de la canopée des Tuileries. Et enfin, le grand retour de la voie de bus.


Une voie pour une voie

Cette mesure concernerait la portion de 1,4 km séparant le Louvre de la Concorde, où les bus mettent actuellement une vingtaine de minutes pour effectuer 200 mètres face à la saturation du trafic. Cependant, une des deux voies cyclables actuellement présentes devrait être supprimée, pour le plus grand plaisir des piétons, souvent obligés de patienter de longues minutes avant qu’un deux-roues ne se décide à respecter les feux.

Ce chantier soulève une autre question : celle d’une nouvelle voie vélo à double sens trop étroite pour accueillir le nombre de personnes qui l’arpentent chaque jour. Un projet de déplacement des séparateurs actuels est en cours pour essayer de contenter tout le monde dans cette histoire. Car si Emmanuel Grégoire a déclaré que les bus étaient aussi importants que les petites reines, il ne veut pas pour autant agir au détriment de ces dernières.