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Pourquoi les salles de classe se vident dans la capitale ?

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Clémence Varène

Depuis 1886, selon la loi Jules Ferry, l’école est obligatoire de 6 à 13 ans. Depuis 1959, l’obligation s'élève maintenant jusqu’à 16 ans, et depuis 2019, l’enseignement obligatoire commence à 3 ans. L’école, c’est donc un passage obligé dans la capitale comme ailleurs, auquel personne ne peut déroger. Pourtant, les cours de récréation de France et de Navarre sont chaque année un peu plus vides. Mais alors que se passe-t-il ?


Une descente vertigineuse…

Depuis quelques années, ce n’est un secret pour personne, les gens font moins d’enfants, au point qu’Emmanuel Macron s’est lancé dans une véritable guerre pour repeupler la France. Alors, forcément, les écoles sont en première ligne pour subir cette baisse de la population, et la capitale ne fait pas exception. Si Paname perd chaque année des habitants, elle perd également des écoliers, à tel point que les établissements de Paris ont perdu un quart de leur effectif, soit 30 000 enfants, sur les dix dernières années. Entre 2025 et 2026, l’enseignement parisien a perdu 5 767 élèves, passant de 288 312 à 282 545. Et le constat est sans appel, ça ne risque pas de s’arrêter de sitôt, puisque selon les experts, d’ici 10 ans, nous passerons sous la barre symbolique des 100 000 inscrits.


… non sans conséquences

Face à cette baisse des effectifs, des mesures sont prises au niveau de l’académie, qui ne plaisent pas à tous. Ainsi, on observe depuis quelques années une suppression régulière de postes : dans l’académie de Paris, 83 équivalents temps plein (ETP) ont été supprimés dans le premier degré et la dotation a été réduite de 120 ETP dans le secondaire. De la même manière, des fusions ont été mises en place entre différents établissements de la capitale, comme c’est le cas pour quatre écoles des 14e, 16e, et 18e arrondissements.

Mais cette diminution du nombre d’élèves scolarisés dans la capitale a cependant une conséquence plus que positive, selon les propos du recteur de l’académie de Paris, mais aussi de ceux de nombreux parents et étudiants : faire diminuer les effectifs par classe, ce qui permet un enseignement plus qualitatif et personnalisé.