À l’heure des réseaux sociaux et des trends, il n’est pas rare de voir une chanson, une personne ou un film inconnu ou oublié percer du jour au lendemain, au point de devenir LA chose la plus importante du moment. Plus récemment, c’est un axe parisien qui a lui aussi accédé à cette soudaine notoriété : la rue de Richelieu, qui relie le Louvre aux Grands Boulevards.
Un florilège de marques
Elle avait été rénovée il y a quelques années. Pourtant, il aura fallu attendre l’implantation d’un certain nombre de grosses marques pour que la rue de Richelieu tire enfin son épingle du jeu. Entre 2025 et 2026, des enseignes telles que Le Vieux Campeur, l’enseigne de maroquinerie Polène, les ustensiles de cuisine Merci, la maison de cachemire Surprise se sont installées les unes après les autres, attirant peu à peu touristes et Parisiens. La marque de lingerie Ysé a d'ailleurs annoncé une ouverture prochaine là-bas, de même qu’une nouvelle enseigne de parfumerie sur plus de 200 m². Il n’en fallait pas plus pour que l’offre crée la demande, et que les commerces de bouche suivent, pour répondre aux besoins de tous.
Paris : espaces piétons élargis, arbres, couloir de bus supprimé… La rue de Richelieu bientôt transformée
— Le Parisien | Paris (@LeParisien_75) March 28, 2024
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Des coins pour tous
Ainsi, en quelques mois, des restaurants asiatiques et des coffee shops ont vu le jour à chaque coin de rue, tous avec une identité et un concept uniques. Ici, les incroyables onigiris de Gonbei. Là, le poulet frit coréen d’Olive Chicken. D’un côté, le Rive Droite Café, où se mêlent boissons chaudes et maroquinerie de seconde main. De l’autre, Mimi, où l’on retrouve des vinyles et de la musique jazz dans un décor feutré. Sans oublier l’incontournable adresse de Kodawari aux allures de marché au poisson. Un engouement porté par la localisation hyper centrale de la rue, à proximité de bureaux, et d’incontournables touristiques, comme le Louvre, l’Opéra ou les nouveaux locaux de la Fondation Cartier.
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Une popularité non sans conséquences
Malheureusement, cette transformation n’est pas au goût de tous. D’un côté, elle déplaît aux riverains, qui regrettent l’arrivée de tous ces commerces de consommation rapide et touristique, au détriment des commerces de proximité. Il y a quelques années encore se trouvait ici la plus ancienne boulangerie de Paris, remplacée par un resto asiatique, donnant à la rue son surnom de “Little Tokyo” sur les réseaux. De l’autre, cette hausse de popularité entraîne déjà une hausse des prix des loyers. En deux ou trois ans, les valeurs locatives ont presque doublé, passant de 1 300€/m² à 2 500€. Pour l’instant, on se contentera d’aller manger et faire du shopping !
📉 À Paris la chute des biens à louer atteint -37,70% entre 2019 et 2026
— Association Grand Paris (@assograndparis) August 31, 2026
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La crise du #logement s’accentue à #Paris
(Le Parisien) pic.twitter.com/NPb9Hn7mAM
