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Le nombre de décès dépasse celui des naissances en 2025

undefined undefined 22 décembre 2025 undefined 08h30

undefined undefined 14 janvier 2026 undefined 11h56

Lucie Guerra

« La baisse des naissances continue », « Des naissances toujours moins nombreuses », « Un nombre de naissances plus faible » que le même mois l’année précédente… Lorsque l’on observe les comptes rendus mensuels des naissances réalisés par l’Insee pour l’année 2025, le même schéma se répète d’un mois à l’autre. Entre janvier et octobre 2025, aucun mois n’a dépassé son homologue de l’année 2024 en termes de naissances. Au contraire, de janvier à mars 2025 par exemple, « le nombre de naissances quotidiennes moyennes baisse de 2,7 % ». Le problème : le nombre de naissances n’est pas loin d’égaler, voire d'être inférieur au nombre de décès, plongeant le pays dans un déclin démographique. 


Des mois avec un nombre de décès supérieur au nombre de naissances en 2025

Les données définitives concernant la démographie sur l'année 2025 ont été publiées le mardi 13 janvier 2026, et elles sont inquiétantes. Au total, 645 000 naissances ont été enregistrées, soit une baisse de 2,1 % par rapport à l'année précédente. Pourtant, l’année 2024 avait été un triste record : jamais le niveau de natalité n’avait été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale — avec 660 800 naissances au total. 

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Au premier trimestre de 2025, seules 55 165 naissances ont été enregistrées, soit une baisse de 3,6 % sur l’ensemble de l’année, indique l’Insee. En mai, le nombre de naissances — 53 785 — a été inférieur au nombre de décès, une première depuis 1945. Sur l'ensemble de l'année, 651 000 décès ont été enregistrés, une hausse de 1,5 % par rapport à 2024. 


Un nouveau congé de naissance pour inciter les Français·es à faire des enfants

Depuis la fin des années 1970, la natalité ne cesse de décroître dans l’Hexagone. Si une femme avait en moyenne 2,9 enfants en 1901, ce chiffre a diminué à 1,59 en 2024, passant sous le seuil de remplacement des générations qui s’élève à 2,05 enfants par femme. 

Comment expliquer cela ? Le réchauffement climatique, le climat anxiogène, les difficultés pour concevoir, les études plus longues, la priorisation de la carrière professionnelle, mais aussi le facteur financier sont différentes raisons qui justifient le fait que les Français·es fasse moins d'enfants. Le ministère de la Santé estime notamment que le coût d’un enfant, jusqu’à ses 20 ans, est de 180 000 €.

Au début du mois de décembre 2025, l'entrée en vigueur d'un nouveau congé de naissance a été approuvée grâce à l'adoption du budget de la Sécurité sociale. Une initiative en lien avec la politique de « réarmement démographique » voulue par le président Emmanuel Macron. Ce congé prévoit que les deux parents puissent bénéficier d’un ou deux mois supplémentaires, chacun, avec leur enfant, en plus de leur congé de maternité ou paternité. Il peut être pris en même temps, séparément, et fractionné en deux périodes d’un mois. Les parents sont indemnisés à hauteur de 70 % de leur salaire net le premier mois et 60 % le second. Ce congé s'applique aux naissances comme aux adoptions qui ont lieu à partir du 1er janvier 2026. Il entrera en vigueur le 1er juillet 2026.