C’était une réalité qu’on voyait de loin, mais qu’on refusait d’accepter d’une certaine manière. Depuis plusieurs semaines, les rumeurs laissaient entendre qu’en raison du conflit qui a lieu au Moyen-Orient, le monde du tourisme et notamment le secteur aérien pourraient directement être impactés, nécessitant l’annulation de certains vols. C’est notamment le cas de la compagnie Transavia France, qui a affirmé ajuster son planning de vols pour les mois de mai et juin. La cause ? Le « contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et [...] ses répercussions sur le prix du carburant d’aviation », indique la compagnie aérienne dans un communiqué le 26 avril 2026.
Voir cette publication sur Instagram
Trois solutions proposées aux passagers dont le vol est annulé
Et qui dit aménagement du planning, dit annulation de certains vols, bien que cela concerne « moins de 2 % du programme de vols » sur cette période. Les passagers dont le vol est concerné recevront un SMS et un mail de la compagnie. Ils auront ensuite trois possibilités : reporter le vol, obtenir un avoir pour une future réservation ou se faire rembourser intégralement le montant du billet.
Le prix du kérosène multiplié par deux
Une telle décision est prise en raison de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui paralyse le détroit d’Ormuz par lequel une grande partie de la production mondiale d’hydrocarbures (20 % en moyenne) passe en temps normal. La moitié du kérosène utilisé en Europe provient des pays du Golfe. Or, avec un prix qui a quasiment doublé en quelques semaines — d’environ 90 dollars le baril à plus de 200 dollars — les compagnies aériennes européennes sont contraintes de revoir le nombre d’aéronefs qu’elles laissent décoller et d'imposer des tarifs plus élevés à leurs voyageurs.
Voir cette publication sur Instagram
